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Qu'est-ce que le transport urbain ?
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Le transport collectif urbain joue un rôle essentiel dans la société québécoise : il contribue entre autres à réduire la congestion routière, à préserver la qualité de l’environnement, à faciliter la mobilité de la main-d’œuvre, à accroître la productivité individuelle, à créer des emplois, tout cela en engendrant des bienfaits pour la santé publique et la sécurité. Bref, c'est outil indispensable du développement durable des villes. Sur le plan économique
Sur le plan environnemental L’utilisation accrue du transport en commun peut contribuer à une réduction substantielle des gaz à effet de serre (GES) et constituer, par le fait même, un outil efficace pour l’atteinte des objectifs du Protocole de Kyoto[4]. En effet, puisqu’un autobus transporte environ 50 personnes, il est, par personne déplacée :
Le transport en commun contribue donc à améliorer la qualité de l’air et constitue un puissant instrument dans la lutte aux changements climatiques. Sur le plan social
[1] En 1997, une étude commandée par le ministère des Transports du Québec (MTQ) au consultant Les Conseillers ADEC, chiffrait à 502 M$ ($1997) le coût socio-économique annuel de la congestion routière dans la grande région de Montréal. L'étude de 1997 portait sur la congestion routière de 1993 sur la base des données de l'Enquête origine-destination (O-D) 1993, qui était la plus récente à l'époque, et du modèle de transport de la région de Montréal du MTQ alors en usage (MOTREM 93). Afin de suivre l'évolution de la situation, le MTQ a commandé en 2001 à ce même consultant une nouvelle évaluation de la congestion basée sur les données de l'enquête O-D 1998 et sur le MOTREM 98. Compte tenu de toutes les améliorations apportées à ce modèle de transport et à la méthode d'évaluation des coûts de la congestion, il n'est pas possible de comparer directement les résultats de cette étude et ceux de l'étude de 1997. Toutefois, les données de 1993 ont pu être transposées dans le MOTREM 98 afin de mesurer, sur une base comparable, l'évolution de la congestion entre 1993 et 1998. Pour consulter cette étude : [2] Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Le transport en commun : un puissant moteur du développement économique de la région métropolitaine de Montréal, Montréal, décembre 2004, www.ccmm.qc.ca/transport_commun. [3] Insitut C.D. Howe, Congestion Relief : Assessing de Case for Road Tolls in Canada, mai 2007, http://www.cdhowe.org/pdf/commentary_248.pdf. [4] Le protocole de Kyoto, conclu le 12 décembre 1997 au Japon, impose aux 30 pays industriels qui l'ont ratifié de ramener leurs émissions de six gaz à effet de serre, dont le gaz carbonique, d'ici 2012 aux niveaux de 1990. Grâce à la récente ratification du Parlement russe, les Nations unies ont annoncé, le 18 novembre dernier, que le protocole de Kyoto entrera en vigueur le 16 février prochain. Rappelons que le secteur des transports est le secteur qui est responsable de la plus grande émission de GES. En 2000, il contribuait en effet pour 38 % de l’ensemble des GES au Québec, comparativement à 32,5 % pour le secteur industriel. L’automobile et les déplacements quotidiens reliés à ce mode de transport représentaient 60 % de ces 38 %, i.e. 22 % du total des émissions des GES. Les démarches pour prévoir "l'après-Kyoto" ont été enclanchées en décembre 2007 lors de la Conférence internationale de l'ONU à Bali. [5] Commissaire à l’Environnement et au Développement durable, Le smog : un risque pour la santé, 2000, Ottawa (http://www.oag-bvg.gc.ca/). |
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