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Le transport urbain au Québec
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Le transport urbain fait son apparition au Québec au début des années 1860, principalement à Montréal et à Québec. Les premiers services, d’abord assurés par des chars tirés par des attelages de chevaux et ensuite par des tramways, sont confiés à des entreprises privées. Le service se développe rapidement, suivant le rythme de la croissance démographique et de l’industrialisation. Au tournant des années 1940, les premiers autobus font leur apparition. Ils gagnent rapidement en popularité en raison de la plus grande flexibilité qu’ils procurent, comparativement aux tramways. Aujourd’hui, outre le réseau du métro et les cinq lignes de train de banlieue de la grande région de Montréal, le service de transport en commun est assuré majoritairement par des autobus. La part de marché du transport urbain À partir des années 1950, la popularité montante de l’automobile entraîne une demande accrue pour des infrastructures routières que les municipalités et les gouvernements doivent fournir en conséquence. Il en résulte une baisse progressive de la part de marché des transports collectifs. Dans la région métropolitaine, par exemple, l’achalandage du transport en commun enregistre une baisse de 29,6 %, entre 1948 et 1959. La popularité de l’automobile n’a cessé de croître depuis. De fait, malgré la progression de l’achalandage du transport en commun au cours des dernières années, l’utilisation de l’automobile croît à un rythme plus rapide. Dans la région métropolitaine, les dernières enquêtes Origine-Destination révèlent que la part de marché du transport en commun suit une tendance inquiétante, comme en témoigne le tableau suivant : Parts de marché des transports collectifs dans la région de Montréal (pointe du matin)
Source : Enquêtes Origine-Destination Bien que la dernière Enquête O-D révèle que la part de marché des transports collectifs s’est stabilisée à 22 %, le parc automobile a, pour sa part, augmenté de 10,5 % entre 1998 et 2003, soit une croissance de 2,1 % en moyenne par année. L'organisation du transport en commun au Québec À ses débuts, le service de transport en commun était assuré par des entreprises privées. C’est à partir des années 1950 que l’État québécois crée les Commissions de transport, soit des entités publiques appartenant aux municipalités, mais dont le président-directeur général et les autres commissaires sont nommés par le gouvernement, jusqu’au début des années 1980. Aujourd’hui, le contrôle du transport en commun urbain appartient aux élus municipaux qui, en consultation avec leurs citoyens, définissent le service à offrir, en quantité et en qualité, et la façon de financer ce service. À ce jour, plus de 70 % de la population québécoise bénéficie d’un service de transport en commun. En 2005, il existe plus de 31 autorités organisatrices du transport en commun au Québec. Ces organismes offrent des services de transport collectif en milieu urbain et périurbain : • 9 sociétés de transport en commun (membres de l’ATUQ) Les neuf sociétés de transport en commun desservent les agglomérations les plus populeuses du Québec (i.e. plus de 100 000 habitants) qui correspondent aux régions métropolitaines de recensement définies par Statistique Canada, à savoir :
Les neuf sociétés sont régies par la Loi sur les sociétés de transport en commun depuis le 1er janvier 2001. Elles disposent de tous les pouvoirs requis pour posséder, développer et exploiter un réseau de transport en commun urbain. • Plus de 21 organismes municipaux et intermunicipaux de transport (OMIT) Les organismes municipaux et intermunicipaux de transport (OMIT) desservent des agglomérations comptant de 20 000 à 50 000 habitants, environ. Ces réseaux comprennent :
Contrairement aux sociétés de transport, les OMIT ne possèdent pas le pouvoir d’exploiter eux-mêmes un réseau de transport en commun. Ils doivent confier l’exploitation à une société de transport, à un titulaire de permis de transport en commun, à un titulaire de permis de taxi ou à un transporteur scolaire. • 1 agence métropolitaine de transport (AMT) Dans la région de Montréal, l’Agence métropolitaine de transport a pour mission de soutenir, développer, coordonner et promouvoir le transport collectif, dont les services spéciaux pour les personnes handicapées, d’exploiter les services de trains de banlieue et d’en assurer le développement, de favoriser l’intégration des services entre les différents modes de transport et d’augmenter l’efficacité des corridors routiers.
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mise à jour le 29 Octobre 2008 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||